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Réedition "Dentelle aux fuseaux : techniques de base"

Réedition Réedition

Tissuthèque

 

Le CEDF/IRIDAT, riche d’importantes collections réunies en plus de 30 ans, a décidé, avec le soutien du Fonds Social Européen/Equal, de créer un Centre de ressources pour en faire profiter les dentellières, les conservateurs, les collectionneurs.

La tissuthèque, en constante progression, compte aujourd’hui 4.350 grandes pièces ou spécimens de dentelles main : aiguille, fuseau et mécanique, broderies main et mécanique, filet, tulle, jours, frivolité, tissage, crochet, tricot, passementerie, françaises et étrangères, anciennes ou contemporaines. Linge de table, linge de maison, rideaux, nappes, napperons, mouchoirs, châles, étoles, cols, visites, gants, lingerie, robes, aubes.

Les pièces constituant la tissuthèque proviennent de France, d’Europe, d’Afrique, d’Orient et d’Extrême Orient et des Amériques et couvrent quatre siècles.

Prochainement, des spécimens seront photographiés et des explications concernant leurs origine, technique, style et datation seront données.

Consultation sur place sur rendez-vous :

Renseignements sur enseignement@ladentelledupuy.com



VALENCIENNES DE GAND A RESEAU VARIE (Fuseau)

C’est en 1852 que Virginie Vrancken, en religion Sœur Marie Joseph, supérieur des Sœurs de Notre-Dame de la Visitation de Gand, invente une nouvelle façon d’exécuter la dentelle de Valenciennes qui est celle de la technique des pièces rapportées. Elle en dépose le brevet pour quinze ans. Pendant quelques années, la production se fait exclusivement dans les orphelinats.
 
            À l’expiration de la protection imposée par l’invention, de nombreux fabricants belges vont s’approprier le procédé qui consiste à confectionner séparément feuilles, fleurs, branchettes, grands bouquets et motifs architecturaux. Le réseau Valenciennes, exécuté après que le décor ait été réalisé, s’accroche, par crochetage, aux motifs déjà terminés et installés sur le métier aux endroits déterminés par le dessin. Un lacet contour met en relief certains motifs. Le réseau est composé de mailles carrées dont une pointe est dirigée vers la bordure. Il est formé de quatre fuseaux tressés cinq à six fois de chaque côté du carré (plus le fil est fin plus il y a de tressages). A la jonction d’une nouvelle maille, le croisement de deux tresses de quatre fuseaux se fait par celui de deux fuseaux pris dans chaque tresse. 
 
            Cette nouvelle façon, plus rapide, de faire la dentelle permettait une plus grande liberté de création avec un dessin plus riche et plus important, l’utilisation d’une grande variété de points, la production de hauts volants et enfin un gain de temps appréciable. Il était également possible de faire travailler plusieurs dentellières à la fois si elles avaient « la même main ». La plus célèbre Valenciennes à réseaux variés fut celle offerte à la reine   Marie-Henriette à l’occasion de son mariage et exposée dans le cadre d’une manifestation organisée dans les salons de la Banque Bruxelles Lambert à Bruxelles en 1990 dont le thème était « Les Dentelles Royales Belges ». La Valenciennes à réseaux variés que nous présentons sur notre site offre de très nombreuses similitudes avec celle exposée à Bruxelles et laisse à penser qu’elle provient du même couvent, de la même époque et des mêmes mains !.

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Valenciennes de Gand
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Réseau tressé de Valenciennes


VALENCIENNES D' YPRES DITES VALENCIENNES-BRABANT


En 1833, Duhayon-Brunfaut, dentellier à Ypres, découvre la façon de donner densité et forme au toilé ou mat ou à la grille, tout en conservant au réseau sa finesse et sa transparence. Les fils sont ajoutés en cours de travail pour réaliser d’une façon parfaite le modelé des fleurs, feuilles ou branches exécuté en toilé. Les fils, ne servant pas dans le réseau, sont laissés en attente, flottants au-dessus du fond. Ils seront réutilisés, en s’intégrant au fur et à mesure de la confection de la dentelle dans les fleurages suivants. Lorsque la dentelle est terminée, les fils flottants sont coupés. Cette façon de procéder faisait gagner un temps appréciable dans la confection de la dentelle et, de ce fait, en minorer le prix.




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Valenciennes d'Ypres
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VALENCIENNES DITES VRAIES OU ETERNELLES


La dentelle au fuseau s’implante dans la ville de Valenciennes vers le fin du XVIè siècle. Dans la deuxième moitié du XVIIè siècle, Françoise Badar rénove l’art dentellier en lui donnant un essor fantastique. De 1730 à 1740, une nouvelle maille est inventée. Elle deviendra célèbre et sera le point caractéristique de la ville en lui prenant son nom et en le conservant où qu’elle soit fabriquée.
La maille carrée, la pointe, dirigée vers la lisière de la dentelle, est constituée par des tresses de quatre fuseaux.
Cette dentelle à fils continus, sans aucun rajout de fil, se distingue par un toilé ou mat dense sans aucun fil de sertissage ni autre point.



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Valenciennes dite vraie ou éternelle
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LILLE FRANCAISE

 Dentelle à fils continus
En 1582, la corporation des dentellières de Lille est représentée lors de l’entrée du Duc d’Anjou (futur Henri III) dans la ville. En 1723, lors du mariage du Duc de Boufflers avec Mademoiselle de Villeroi, les magistrats de la ville leur offrent pour quatre mille livres de dentelles de Lille. En 1789, les statistiques du Nord signalent qu’il y a 14.000 dentellières qui confectionnent 120.000 pièces de dentelles. C’est à cette époque que se situe l' apogée de cette dentelle.
Le fond Lille, appelé aussi fond clair ou fond simple, est composé d’un réseau à deux fils, dont les croisements sont soutenus par une épingle. Les mailles sont hexagonales et deux pans sont perpendiculaires à la lisière. En principe les dentelles de Lille sont étroites mais lorsqu’elles ont une certaine hauteur, un léger décor fleuri apparaît, enrichi de jours,  toujours serti d’un cordonnet. Le fond Lille porte souvent un semé de points d’esprit carrés ou de fleurettes.
Cette dentelle d’abord réalisée en fils de lin, se confectionnera par la suite avec des fils de coton dès 1830
La fabrication de la dentelle de Lille a cessé vers 1870 dans la cité. Elle s’est développée en Belgique (Beveren Wass Turnhout, Anvers, Marche) et était, surtout, destiné à la clientèle française. On retrouve ce genre de dentelle à Tonder, Buckingham, en Italie et en Russie

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Lille Française
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LILLE HOLLANDAISE (confectionnée en Belgique)

Dentelles à fils continus
Les Pays-Bas apprécient la dentelle depuis le XVIIIème siècle, les peintres hollandais en portent témoignage. La Révocation de l’Edit de Nantes en France, suscite le départ des huguenots vers ce pays avec leur savoir faire comme Zacharie Chatelain d’Aurillac qui installa son entreprise de dentelle d’or et d’argent à Amsterdam. Toutefois, les importations de dentelles de Flandres et de France sont importantes.
 
La Lille appelée Lille Hollandaise, variété appelée « Potten kant » apparaît au XIX siècle. Elle se caractérise par un décor fait de vases à fleurs dont la forme s’est abâtardie au cours des décennies et de grandes fleurs stylisées. Les points d’esprit carrés ornent souvent le fond clair. C’est une dentelle lourde, parfois le point de Paris remplace, en partie, le fond Lille. Cette dentelle ornait les coiffes des Hollandaises et il est dit que l’on reconnaissait le village de celle qui la portait aux nombres de fleurs et à leurs formes. Dés 1804, la firme Van Migem (Belgique) développe ce genre de dentelle qui s’inspire de celle d’Anvers avec souvent une inspiration cachemire très à la mode vers 1830.
 

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Lille Hollandaise
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LA DENTELLE DE BRUXELLES A L'AIGUILLE

Au XIX° siècle, la dentelle à l'aiguille Belge, appelée Point de Bruxelles, Point de gaze ou Point à l’aiguille, trouve sa spécificité avec un fond ou réseau très fin, à mailles hexagonales exécutées avec un seul fil. Ce fond, ou point, est mentionné pour la première fois par Aubry lors de l’exposition de 1851. La légèreté et la transparence de ce fond mettent en valeur une grande abondance de fleurs : muguet, jonquilles, pivoines, pavots, lilas, hortensias, iris, tulipes, ombellifères. Les fleurs, en particulier les roses, que l’on trouve en quantité, se distinguent par une double rangées de pétales décollés et cousus à leur base. C’est une dentelle réalisée entièrement avec des fils de coton. Cette nouvelle technique, dont la grande spécialiste était Jenny Minne-Dransaert, fut à nouveau présentée lors de l’exposition de Londres de 1862. À cette occasion, Jenny Minne recevait la médaille de première classe. Ce n’est que vers 1870 que cette technique s’est généralisée. C’est par un travail fait sur les points, plus ou moins serrés, que des densités différentes, choisies en fonction de l’effet recherché, donnent des effets d’ombre et de lumière. La diversité des ajourages ou « modes » est extraordinaire et remplit tout l’espace laissé libre par les bouquets ou les jonchées de fleurs. Les brodes donnent le relief nécessaire et suivent précisément les motifs à mettre en valeur. Les grandes maisons françaises de dentelle comme Lefébure ou la Compagnie des Indes ont fait travailler les dentellières belges et avaient même leur propre atelier. Il est juste de préciser qu’au faible coût de la main d’œuvre s’ajoutait une remarquable qualité de fabrication. 
La dentelle de Bruxelles a fait merveille dans les éventails, les ombrelles, les cols, les berthes, les fichus, les châles, les volants, les pochettes, les aubes et rochets des prêtres, etc.
 

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POINT DE FRANCE OU POINT COLBERT

(Dimensions : hauteur 11 cm - longueur 84 cm)
C’est dans les années 1853/1855 que Marie-Sophie Laure épouse d’Auguste Lefébure donne le nom de Point Colbert à un genre de dentelle à l’aiguille rappelant le Point de Venise qu’elle vient de créer dans ses ateliers de Bayeux. Elle en explique la raison «  Ce nom a été adopté par reconnaissance pour le grand ministre, protecteur de la dentelle, des points à grands reliefs, aux rinceaux épanouis de fleurs magnifiques, avec des fonds guipure ornés de ravissants picots, comme les maîtresses, amenées de Venise, ont dû en faire à Alençon en 1665 ». Quelques années plus tard, Lefébure écrit « Ce nom a été exploité par d’autres depuis, souvent même, pour des dentelles ou des broderies à reliefs très communes. Mais il est bon de constater que c’est à Bayeux, à cette époque, qu’il fut employé pour la première fois ».
 
Lefébure présente le dessin de cette dentelle n°313 sous le nom de Point de France, or le point de France est bâti avec un réseau à mailles et non à brides. D’autres part, le dentellier mentionne dans sa présentation du Point Colbert, le point de Venise qui est construit à l’aide de brides utilitaires comme celles du Mariage Princier. Celles-ci servent à maintenir en place les différents éléments du décor.
 
Dans ce point, il est à remarquer l’abondance de volutes, de branchettes qui s’enchevêtrent habitées par des oiseaux volants. Les feuilles d’acanthes se retournent en volutes et suivrent la lisière à fins picots. La précision des silhouettes, les détails et les plis des vêtements sont visibles et accentués par de fines « brodes », l’utilisation des « entoilages » et des « remplis » leur donne des effets clairs ou ombrés. Les brides utilitaires sont à picots.
 
Petite histoire
À ma connaissance, il n’existe que trois spécimens d’origine de ce « Mariage Princier » sauvés d’un départ à l’étranger :
- Au Musée Baron Gérard de Bayeux. Ce point « de France ou Colbert » est encadré et placé sous-verre, il porte au verso du cadre le tampon de la Maison Lefébure, la mention de Bayeux, l’année et le numéro du dessin. Il avait été racheté, par M. Le Carpentier alors Maire de Bayeux, à son prix de vente aux enchères à Drouot (Paris) et déposé au Musée de Bayeux
- Anciennement présenté à la Maison des dentelles et du Point d’Argentan. Il avait été racheté pour la Maison des dentelles par M. Doubin, maire d’Argentan et Ministre de l’Artisanat. Il a été vendu aux enchères et il  est revenu dans le privé. Il a été montré lors d’une exposition de dentelles à Vincennes.
Mais en 2010, lors d'une vente à Drouot, la maison des dentelles, désormais musée municipal d'Argentan a racheté cette pièce. Elle est donc revenu "à domicile", après des années d'absence, après avoir failli partir en Autriche.
-  Cette pièce a été exposéé en 2007 au Puy-en-Velay dans le cadre des « Royales dentelles blanches ».
 
Des copies (malheureuses) se trouvent au Musée de Saint Gall et ont fait partie de la vente d’un collectionneur qui l’avait déjà proposé à Alençon. L’affaire n’avait pu se faire en raison du prix demandé pour l’ensemble de la collection. 
 
* Depuis le début, j’ai pensé que ce nom pour ce point lui donnait une personnalité c’est, je crois, ce qui s’est passé.
 

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POINT DE FRANCE OU POINT COLBERT
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Detail de la dentelle


LA DENTELLE DE BINCHE

  
            La dentelle de Binche est mentionnée pour la première fois dans le premier quart du XVII° siècle. A cette époque, la ville était en relation étroite avec Valenciennes puisque les deux cités faisaient partie du Hainaut. Il est difficile aujourd’hui d’identifier la production dentellière des deux villes car on y trouve l’influence technique des Badariennes avant que leur production ne diverge.
 
Bruslon Savary dans son dictionnaire Universel du Commerce écrit en 1723 que « ces dentelles (de Binche) sont égales à celles des Flandres » et aussi  d’une importante industrie dentellière dans le Hainaut.
 
            La dentelle de Binche, reconnaissable à sa technique à fils continus, se distingue par son fond de neige apparu au début du XVIIIè siècle et l'extrême finesse de son fil. Les petites mouchetures en formes de diamants, de pois, d'étoiles, dont la présence est importante, donnent à cette dentelle une très grande légèreté. La complexité du travail est inouïe, presque hallucinante. La dentelle de Binche est une dentelle plate sans aucun cordonnet sertissant les motifs, on y trouve le mat et parfois de la grille, des volutes, des fleurs et des feuillages.
 
            À la fin du XVIIIème, en raison de la mévente de la dentelle de Binche et grâce à une main-d'oeuvre spécialisée dans le fil fin, l'apprentissage de la technique du fil coupé est introduit chez les dentellières Binchoises. Le fil coupé intervient dans la dentelle de Bruxelles à pièces rapportées reliées par des brides ou par les fonds Lille ou drochel.
 
Au XIXè siècle, les motifs, appelés figures, et les fleurs sont exécutés séparément et appliqués sur un fond drochel, composé de bandes étroites de 3 cm, et dés son invention, sur du tulle mécanique. Binche était le centre le plus renommé dans la confection de ce genre de motifs appliqués.
 
 
 

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BINCHE
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L'AEMILIA ARS (Dentelle à l'aiguille)

 
En 1898, la Société Anonyme Coopérative Aemilia Ars est fondée à Bologne. Les fondatrices de la section dentelle à l’aiguille, les comtesses Lina Cavazza Bianconini et Carmelita Zuchinni aidées par la suite par Luisa Bellini Rava ont mis en place un programme de formation, de création, de fabrication et de promotion. La comtesse Cavazza avait recherché les vieilles dentelles conservées dans les familles et en avait demandé le prêt. Elle étudie minutieusement ces dentelles dessinées par Passeroti avec les emblèmes de nobles maisons italiennes renfermant souvent des animaux : ours, aigles, hérissons, personnages, des monuments avec châteaux, ponts, tours. La princesse fait formées les petites filles pauvres de Bologne qui vont transmettre à leur tour leurs connaissances. La comtesse Cavazza forme une élite qui sera capable durant des décennies de rivaliser avec les plus grands centres européens.
Les dentelles à l’aiguille proposées sont utilisées dans le vêtement, l’ameublement, le linge de table, mais servent aussi à découvrir des coffrets, des livres, à enrichir des aumônières, des abat-jour, des ombrelles, etc.
Les dentelles à l’aiguille réalisées par l’Aemilia Ars ont comme caractéristique d’être fermes par la structure des points et du décor. En effet, tous les points sont excessivement et minutieusement serrés les uns contre les autres et souvent rebrodés, les remplis ou grands aplats sont denses et les brides, formant des carrés, sont des brides boutonnières ou des ganses solides. Ces dentelles ne peuvent en aucune façon être froncées.
En raison de sa tenue, mais surtout de son décor, la presque totalité des dentelles de l’Aemilia Ars doit être présentée, comme Point de Venise, dans son intégralité pour produire un effet de richesse et de majesté et ce résultat ne peut-être obtenu que par la présentation à plat de celles-ci.
Le respect  total des modèles anciens, la perfection et la régularité des points font que ces dentelles sont admirées pour la qualité de leur exécution.
(Extrait du livre : Le secret des dentelles - vol.2   Mick Fouriscot)
 

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MALINES

 

Cette dentelle à fils continus ne serait pas antérieure au XVIIIè siècle où se situerait l’apogée de la beauté de son décor composé de fleurs stylisées principalement de tulipes et de branchages. La variété  des « jours » est importante, on y trouve, entre  autres, des formes géométriques, le fond valenciennes ou de minuscules points d’esprit carrés. 

Le fond de la dentelle Malines est constitué de mailles hexagonales soutenues par une épingle. Deux des côtés de l’hexagone, dirigés vers la lisière, sont formés de petites tresses moins longues que celles du fond drochel de la dentelle de Bruxelles.

Un cordonnet souligne et entoure les différents motifs.

Au début du XIXè siècle, le décor de la Malines est  allégé et si elle conserve sa légèreté et sa qualité de fabrication, elle n’a plus la richesse du siècle précédent.

A la fin du XIXè siècle et le début du XXè, cette dentelle s’abâtardie, le fond prend de plus en plus d’importance, des semés de pois, de fleurs trilobées, de minuscules fleurettes placées d’une façon répétitive donne une impression de monotonie préjudiciable à l’esprit de création.

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Mis à jour le 21 juiillet 2017
 
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