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AIGUILLE EN FETE

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Reportages

LES DAMES A LA DENTELLE (26e chapitre)

Autrefois, il n’y avait pas que les professionnelles à faire de la dentelle.

Les femmes oisives de la bonne société s’y exerçaient pour occuper leurs loisirs, à une époque où la télévision ne meublait pas les soirées.
Une vieille « Encyclopédie des Ouvrages de Dames », parue au siècle dernier, leur enseignait les rudiments de la dentelle.

Un petit ouvrage appelé « Frivolité » connaissait une grande vogue, et occupait les doigts, sinon l’esprit de ces dames.

 La Frivolité s’exécutait avec des navettes, ce qui mettait en valeur les belles mains blanches.

  Technique de la frivolité
On exécutait ainsi des entre-deux, des rosaces, des carrés.
On faisait également du macramé qui servait à confectionner des galons, des franges à plusieurs nœuds, et aussi des passements.

  Technique du macramé
Le filet comptait aussi ses adeptes, on en tirait des rosaces et des carrés parsemés de fleurettes ou d’étoiles. 

  Technique du filet 
C’était la «dentelle au filet », parente pauvre de la dentelle traditionnelle.

  La dentelle irlandaise plaisait aussi beaucoup aux dames, parce qu’étant un assemblage de galons ou de lacets que l’on joignait par des brides ou des points de dentelle, elle ne présentait pas de grosses difficultés.


  Guipure d' Irlande
Il faut dire que les dames préféraient souvent la dentelle au point, qui
nécessitait seulement du fil et une aiguille, à la dentelle aux fuseaux qui
exigeait plusieurs accessoires : un coussin, des fuseaux, un bobinoir, un croise-fil, des patrons, des épingles, etc.  En somme, un matériel de
professionnel, qui permettait d’exécuter des fleurs, des rinceaux, des
arabesques.



Ces gracieux travaux permettaient aux fillettes d’offrir des napperons, des abat-jour, des dessus de piano pour la fête de leur tante ou de leur maman.
Les jeunes filles ornaient leurs trousseaux de dentelles qu’elles
exécutaient en rêvant au grand jour de leur mariage, une manière comme une autre de prendre patience ! Les dames âgées trouvaient dans ces menus ouvrages un dérivatif à l’ennui de vieillir, à condition de ne pas avoir les doigts noueux.

On ne peut pas jouer du piano toute la journée, et les visites que se
rendaient ces dames ne suffisaient pas toujours à meubler leur temps. Alors, elles dentelaient, ce qui leur donnait une contenance, et les préservait de l’oisiveté « qui mène au vice et à la perdition », comme disait le prédicateur de Valenciennes !
Mais la dentelle n’a jamais empêché les langues de s’agiter, et qui sait si un coup de langue n’est pas pire qu’un coup de fuseau ?…
    

 
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Mis à jour le 21 mars 2019
 
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